1 – Ce que vous devez vérifier dans le profil d'un développeur Vue.js avant de le contacter
Un développeur qui écrit "Vue.js" sur son profil LinkedIn ne vous dit rien sur ce qu'il sait réellement faire. La stack Vue a évolué radicalement entre Vue 2 et Vue 3. Voici les trois points de contrôle qui séparent un profil solide d'un profil décoratif.
1.1 : Vue 3 Composition API versus Options API, la ligne de démarcation
La Composition API introduite avec Vue 3 a changé la façon d'organiser la logique dans les composants. Un développeur qui n'a travaillé qu'avec l'Options API (data, methods, computed, watch) peut livrer du code fonctionnel sur des projets simples. Mais dès que votre application dépasse vingt composants interconnectés, l'absence de maîtrise des composables (fonctions réutilisables extraites via la Composition API) produit de la duplication, des props drilling en cascade et un state ingérable. Ce que vous vérifiez : le candidat doit pouvoir expliquer pourquoi il choisirait ref plutôt que reactive dans un cas précis, comment il structure un composable pour partager de la logique entre composants sans passer par un mixin (pattern déprécié), et comment il gère le cycle de vie avec onMounted, onUnmounted dans un setup script. Si ces termes ne provoquent aucune réaction, le profil est resté sur Vue 2. Ce n'est pas rédhibitoire pour un projet legacy, mais c'est un signal clair sur la capacité d'évolution.
1.2 : Nuxt, le marqueur des projets en production
Nuxt est à Vue ce que Next est à React : un framework qui ajoute le rendu côté serveur (SSR), la génération statique (SSG), le routing automatique et une structure de projet opinionnée. Un développeur Vue.js qui n'a jamais touché Nuxt a probablement travaillé sur des SPA simples ou des interfaces d'administration internes. Ce n'est pas un défaut si votre besoin se limite à ça. Mais si vous construisez un produit avec des enjeux SEO, des pages publiques indexées, du contenu dynamique, le passage par Nuxt 3 devient incontournable. Vérifiez si le candidat connaît la différence entre les modes de rendu (universal, client-only, hybrid), s'il a déjà configuré useFetch ou useAsyncData pour le data fetching côté serveur, et s'il comprend le système de middleware et de layouts propre à Nuxt. Un développeur qui maîtrise Nuxt 3 a touché aux problématiques de déploiement, de cache, d'hydratation. Ce sont des compétences qui ne s'inventent pas en entretien.
1.3 : L'écosystème périphérique qui révèle la maturité
Vue.js ne vit pas seul. Un développeur opérationnel en 2025 doit connaître Pinia (le state manager qui remplace Vuex), Vue Router 4, Vite comme bundler (et non plus Webpack via Vue CLI), et idéalement un framework de tests comme Vitest ou Vue Test Utils. La connaissance de TypeScript avec Vue 3 est un autre marqueur. Le support TypeScript dans la Composition API est natif et puissant, mais beaucoup de développeurs Vue continuent à coder en JavaScript pur par habitude. Si votre codebase est typée, un candidat qui ne sait pas typer un defineProps ou un defineEmits va produire des composants fragiles. Côté UI, demandez quel système de design il a utilisé : Vuetify, Quasar, PrimeVue, Headless UI. Ce n'est pas la réponse qui compte, c'est la capacité à expliquer pourquoi tel choix plutôt qu'un autre. Un développeur qui choisit ses outils avec intention est un développeur qui structure. Un développeur qui prend ce qui vient est un développeur qui empile.
2 – Tests techniques Vue.js : ce qui fonctionne, ce qui ne filtre rien
Le test technique est le seul moment de vérité avant l'intégration. Mal calibré, il laisse passer des profils incapables de livrer. Trop théorique, il élimine des développeurs efficaces. Voici comment construire un test qui mesure ce qui compte réellement sur vos projets.
2.1 : Le test asynchrone calibré sur votre stack
Un bon test technique Vue.js dure entre deux et quatre heures, pas plus. Il reproduit un cas réel de votre projet, pas un exercice algorithmique déconnecté. Exemple concret : vous envoyez un mini-projet Nuxt 3 avec trois composants existants, un store Pinia partiellement implémenté et une API mock. Le candidat doit ajouter une fonctionnalité (filtrage, pagination, formulaire avec validation), corriger un bug de réactivité volontairement introduit et écrire un test unitaire sur le composable qu'il a créé. Ce format révèle cinq choses en une seule épreuve : la capacité à lire du code existant (et non pas seulement à partir d'un fichier vide), la maîtrise de la réactivité Vue, la compréhension du state management, la qualité du code produit (nommage, structure, découpage), et la discipline de test. Les protocoles qui séparent le code fiable du code jetable détaillent comment structurer cette évaluation pour qu'elle soit reproductible d'un candidat à l'autre.
2.2 : Le live coding pour tester la réflexion en temps réel
Le test asynchrone montre ce que le développeur produit quand il a le temps de chercher. Le live coding montre comment il réfléchit sous contrainte modérée. Pas besoin de stress inutile. L'exercice dure trente à quarante-cinq minutes, en visio, avec partage d'écran. Vous posez un problème simple mais avec une subtilité : un composant qui re-render inutilement (problème classique de watchEffect mal scopé), un formulaire multi-étapes à implémenter avec validation réactive, ou la migration d'un composant Options API vers Composition API. Ce que vous observez : le candidat utilise-t-il la documentation ? Bien, c'est un signe de maturité, pas de faiblesse. Pose-t-il des questions de clarification avant de coder ? C'est le comportement attendu d'un développeur qui travaille à distance. Code-t-il proprement du premier jet ou empile-t-il des patches ? Le live coding élimine les profils qui ont fait faire leur test asynchrone par quelqu'un d'autre. Il élimine aussi ceux qui ont copié du code généré par IA sans le comprendre.
2.3 : L'entretien d'architecture, le test que personne ne fait et qui change tout
Après le code, l'architecture. Vous présentez votre projet (ou un projet fictif similaire) au candidat et vous lui demandez comment il le structurerait. Combien de composants, quel découpage, où mettre la logique métier, comment gérer l'authentification, comment organiser les appels API. Un développeur junior va décrire une structure plate avec des composants fourre-tout. Un développeur intermédiaire va proposer un découpage par feature avec des composables partagés. Un développeur senior va poser des questions sur les contraintes de performance, le volume de données, les cas limites, avant de dessiner quoi que ce soit. Si votre stack combine Vue.js en front et Laravel en back (un couple très fréquent), demandez comment il gère la communication entre les deux : API REST, Inertia.js, ou autre approche. Un article dédié couvre les critères spécifiques au profil développeur Vue Laravel. L'entretien d'architecture est le moment où vous détectez si le candidat va contribuer à votre codebase ou la dégrader.
3 – Intégrer un développeur Vue.js à distance sans perdre trois semaines en onboarding
Recruter le bon profil ne suffit pas. Un développeur Vue.js compétent mais mal intégré va produire du code découplé de votre réalité métier, utiliser des conventions différentes des vôtres et créer une dette technique invisible. L'intégration est la phase que la plupart des entreprises bâclent.
3.1 : Le premier jour, accès complets et premier commit
Un développeur dédié à distance doit avoir le jour 1 : l'accès à votre repository Git, à votre outil de gestion de projet (Jira, Linear, Notion), à votre canal de communication (Slack, Teams), à votre environnement de staging et à la documentation existante. Pas le jour 3, pas "quand l'admin aura le temps". Le jour 1. L'objectif de la première journée n'est pas de livrer une feature. C'est de cloner le repo, lancer le projet en local, comprendre la structure des dossiers, lire le README (s'il existe), et pousser un premier commit, même cosmétique. Ce premier commit valide que toute la chaîne fonctionne : accès Git, pipeline CI, droits de push sur la branche de développement. Chez TARAM, chaque développeur travaille sur une infrastructure dédiée (Ryzen 7, fibre + 5G de secours) qui élimine les problèmes de performance machine. La continuité d'un développeur dédié à temps plein change la dynamique de livraison dès cette première semaine.
3.2 : Conventions de code, linter et revue obligatoire
Avant que votre développeur Vue.js à distance écrive sa première ligne de logique métier, il doit connaître vos conventions. Structure des composants (script setup en premier ou template en premier), nommage (PascalCase pour les composants, camelCase pour les composables), organisation des dossiers (par feature, par type, hybride), règles ESLint et Prettier configurées dans le projet. Si ces conventions n'existent pas encore, c'est le moment de les poser. Un fichier .eslintrc et un .prettierrc configurés avec les plugins Vue officiels (eslint-plugin-vue) prennent trente minutes à mettre en place et évitent des mois de discussions stériles sur le style. Chaque pull request passe par une code review. Sans exception. Même pour un développeur senior. La revue de code à distance n'est pas un contrôle de surveillance : c'est le mécanisme qui aligne le nouveau développeur sur votre codebase. Trois PR revues avec des commentaires précis produisent plus d'alignement que dix réunions d'onboarding.
3.3 : Montée en charge progressive et feedback structuré
Semaine 1 : des tickets de correction de bugs et de petites améliorations UI. Le développeur lit plus de code qu'il n'en écrit. Il découvre vos patterns, vos composants partagés, vos bizarreries historiques (chaque codebase en a). Semaine 2 : une feature de taille moyenne, avec un scope clair et un design system existant à respecter. Semaine 3 : une feature complète, de la spécification à la mise en staging. Ce rythme n'est pas arbitraire. Il permet au développeur de comprendre le contexte métier avant de prendre des décisions d'architecture. Un point hebdomadaire de quinze minutes suffit pour caler les priorités et remonter les blocages. Si votre roadmap accumule du retard, la tentation est de charger le développeur dès le jour 1. Résistez. Un développeur qui démarre vite mais sans contexte produit du code qui ralentit tout le monde dans deux mois. Un développeur qui monte progressivement livre de façon autonome dès le mois 2, puis accélère. Le modèle TARAM (1 développeur = 1 client, jamais mutualisé) garantit cette montée en charge sans interruption ni partage d'attention avec un autre projet.
Votre prochain développeur Vue.js travaille peut-être déjà, mais pas pour vous
Le profil Vue.js que vous cherchez existe. Il maîtrise la Composition API, sait structurer un projet Nuxt 3, écrit des composables propres et comprend votre stack back-end. Il ne répondra pas à votre annonce sur Welcome to the Jungle parce qu'il est déjà en poste ou parce qu'il travaille depuis Antananarivo pour un client qui a compris que la géographie n'a rien à voir avec la compétence. Chaque semaine sans ce développeur, c'est une feature qui ne sort pas, une dette technique qui s'accumule et un concurrent qui livre avant vous. La pénurie ne se résoudra pas toute seule. Vous pouvez attendre que le marché français se détende (il ne se détendra pas) ou intégrer un développeur Vue.js dédié, testé, opérationnel, dans votre équipe sous quinze jours.







